Podcast niveau B2 – PARLEZ-VOUS FRANCAIS ?

Salut à tous ! Si vous voulez vous entraîner à la compréhension orale, je vous propose aujourd’hui un nouveau podcast que j’ai choisi pour vous sur le site rfi. 

Ecoutez une première fois sans regarder la transcription, puis une seconde fois avec la transcription.

Bonne écoute ! 

Transcription : 

Extrait d’Accents d’Europe du 20 août 2018.

Laurent Berthault :
Vous connaissiez déjà le principe de la personnalité de l’année, peut-être pas celui de l’arbre européen de l’année. Cette distinction est attribuée par une fondation environnementale tchèque. Le 21 mars dernier à Bruxelles, c’est un vénérable chêne portugais qui a été distingué, un chêne-liège siffleur de 234 ans qui coule des jours heureux près de Setúbal, village près de Lisbonne. Les habitants l’appellent l’arbre siffleur car il héberge des milliers d’oiseaux piailleurs dans ses ramages. Un vote des plus symboliques alors que le pays est toujours traumatisé par les incendies de 2017 qui ont fait 114 morts et détruit 500 000 hectares de forêt. Le portrait du lauréat avec Marilyne Darcy.

Marilyne Darcy :
Le chêne siffleur impressionne : avec ses 16 mètres de hauteur, son tronc si large qu’il faut 5 personnes pour l’entourer, et sa frondaison de près de 30 mètres, l’arbre est un seigneur. Malgré ses 234 ans d’âge, sa beauté est intacte et sa belle stature en fait un très bon représentant de l’espèce quercus suber, autrement dit chêne-liège.

Pour sa première participation au concours, le Portugal réalise un coup de maître. Cette espèce est en effet typique du Sud et le Portugal possède la plus grande forêt de chênes liège du pourtour méditerranéen. Dans le pays, et particulièrement au sud, c’est toute une activité agricole et pastorale qui s’est développée autour de l’arbre, choyé pour son écorce mais aussi pour ses glands qui nourrissent les animaux encore aujourd’hui. Sa carapace est une merveille. Son écorce que l’on connaît d’ordinaire sous la forme de bouchons, constitue aussi une exceptionnelle défense naturelle contre les incendies. Une couche protectrice que le quercus suber a su patiemment développer pour faire face aux conditions extrêmes.

Pourtant, menacé par l’urbanisme, par les cultures intensives d’autres espèces à croissance plus rapide et à rentabilité plus immédiate grâce à l’irrigation, le chêne-liège et son écosystème disparaissent. Car lui, c’est un lent : il lui faut 30 ans pour donner du liège mais après les terribles incendies de 2017 qui ont traumatisé les Portugais, le chêne-liège est redevenu un arbre chéri. Le siffleur de Águas de Moura est devenu un symbole.

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